JOTAM n'est pas né dans une réunion de brainstorming ni sur un business plan. C'est une histoire de famille, d'autodidaxie, et d'un développeur solo qui a appris à « parler » à l'intelligence artificielle pour construire, seul, une application qu'il utilise encore tous les jours. Rencontre avec Marc, créateur de JOTAM, en Martinique.
D'où est venue l'idée de JOTAM ?
Au départ, ce n'était même pas un projet d'application à grande échelle. Je voulais simplement développer un outil pour mes proches, pour noter ce qu'on fait vraiment dans une journée — où passe le plus de temps : la télé, les tâches ménagères, la cuisine, le canapé... Il y avait aussi un besoin très concret : noter le temps que je passais pour les tâches administratives pour la société de ma femme. C'est de là qu'est parti tout le reste.
Comment on passe de « une appli pour la famille » à un vrai lancement, avec abonnement et Play Store ?
L'idée derrière tout ça, c'était de trouver un moyen d'avoir un revenu passif. Je voulais proposer une solution aux personnes qui se retrouvent dans mon cas : perdues dans plein de tâches dans une journée, sans vraiment savoir ce qu'elles font. L'inspiration est venue de ma famille — et comme le résultat final était plutôt réussi, autant en faire profiter d'autres personnes.
Encore une fois, je savais ce que je voulais, mais je ne savais pas encore comment y arriver. Pour pouvoir le développer et le proposer légalement, j'ai dû devenir autoentrepreneur — ça a fait partie du chemin, pas juste une formalité administrative à côté.
Tu l'as développé seul. Comment ça s'est passé concrètement ?
Oui, je l'ai développé seul, avec l'aide de l'IA. Je précise comment ça s'est fait, parce que ce n'est pas tombé du ciel : j'ai d'abord suivi un webinaire sur la création d'une chaîne YouTube grâce à l'IA, puis j'ai acheté une formation pour apprendre à l'utiliser vraiment. Et ensuite, je me suis lancé.
Je dois être honnête : ce n'est pas aussi simple que ce qu'on voit sur YouTube. Ça demande beaucoup de temps, y compris pour les démarches administratives, qu'on a tendance à sous-estimer. Ce qui simplifie vraiment les choses, c'est de savoir où on veut aller — le reste se construit petit à petit à partir de là.
Le développement de JOTAM a commencé en mai. Le plus dur, techniquement, n'a pas été un bug précis ou une fonctionnalité complexe — ça a surtout été d'apprendre à bien communiquer avec les outils d'IA que j'utilisais. C'est un outil très utile une fois qu'on sait s'en servir, mais ça s'apprend.
D'où viennent les fonctionnalités de JOTAM — les trajets automatiques, les rappels, le résumé par lieu ?
Il y a eu un cahier des charges au départ, fait grâce à l'outil d'IA — ça a servi de base pour le développement. Mais une bonne partie est aussi venue de l'usage réel : c'est en utilisant les différentes versions de JOTAM moi-même que j'ai eu des déclics — « et si je rajoutais cette fonction ? », « et cette option-là ? ». Ma famille aussi m'a proposé des idées d'amélioration au fil du temps.
Les rappels toutes les 30 minutes ou toutes les heures, par exemple, répondent à un constat précis : JOTAM, je le voulais aussi pour les personnes qui commencent une activité, puis passent à une autre sans jamais finir la première. Le rappel sert justement à ramener l'attention sur ce qui a été laissé en suspens.
Pourquoi le nom JOTAM, « Jounal tan mwen » ?
Ça, c'est venu comme ça, un peu comme une intuition. Je suis en Martinique, et c'était une façon de valoriser le savoir-faire d'ici, à ma manière — pas un nom générique en anglais comme on en voit partout dans ce secteur.
Comment tu vois JOTAM dans un an ?
À chaque fois que je l'utilise, je me dis que cette application est géniale, et je la vois loin — avec beaucoup d'utilisateurs satisfaits, ravis de l'utiliser au quotidien.
Un exemple très concret : je l'utilise moi-même tous les jours au travail. Grâce aux rappels toutes les heures, ça me pousse à faire des pauses régulières et ça m'évite de rester assis plusieurs heures d'affilée devant mon écran.
Une petite anecdote qui résume bien pourquoi j'y crois : l'autre jour, je cherchais un numéro de téléphone que je pensais avoir enregistré dans mes contacts. Mais je ne l'avais pas fait. Je me souvenais avoir appelé cette personne à Sainte-Marie, mais plus du jour exact. J'ai filtré les appels émis sur mon téléphone, trouvé un appel du 30 juin, puis je suis allé dans le journal JOTAM à cette date — confirmation immédiate que j'étais bien à Sainte-Marie ce jour-là. Ça s'est réglé en quelques secondes.
C'est exactement ce genre d'usage, auquel je n'avais pas forcément pensé au départ, qui me convainc que JOTAM peut être vraiment utile au quotidien, bien au-delà de l'idée de départ.
Fais l'audit de ta journée, dès aujourd'hui
Note ta première tâche en moins d'une minute. Aucune carte bancaire, aucune inscription.
Essayer JOTAM gratuitement